Lorsqu'un locataire ne présente pas toutes les garanties de solvabilité ou ne répond pas aux critères stricts des assurances GLI, le recours à un **garant physique** (parent, proche) reste la solution la plus courante. Pour formaliser cet engagement juridique, la rédaction d'un acte de caution solidaire est obligatoire.
Attention : un acte de caution mal rédigé ou incomplet peut être frappé de nullité devant les tribunaux, laissant le propriétaire sans recours en cas d'impayé. Retrouvez notre modèle conforme loi Alur / loi Elan 2026 prêt à l'emploi.
Qu'est-ce que l'acte de caution solidaire et comment le rédiger ?
L'acte de caution solidaire est un document écrit par lequel une personne physique (le garant) s'engage à payer au propriétaire bailleur les loyers, charges et réparations locatives en cas de défaillance du locataire. Pour être légalement valable en 2026, l'acte de caution doit impérativement préciser l'identité des parties, le montant maximal garanti, le loyer hors charges, les conditions de réévaluation et mentionner que le garant renonce aux bénéfices de discussion et de division.
1. Modèle d'Acte de Caution Solidaire (Prêt à copier-coller)
Voici le modèle de contrat d'engagement de caution solidaire rédigé par des juristes, conforme aux réformes de la loi Élan :
2. Les mentions obligatoires sous peine de nullité
Pour qu'un acte de caution solidaire protège efficacement le bailleur, il doit respecter des règles formelles précises :
- L'indication claire du loyer : Le montant du loyer en chiffres et en lettres doit figurer sur le document, ainsi que ses conditions de révision annuelle.
- La formulation de l'engagement : La mention doit faire apparaître clairement que le garant comprend l'étendue de son engagement financier.
- Le plafond maximal de garantie : La loi impose de fixer une somme limite (ex: 20 000 € ou 3 ans de loyer) au-delà de laquelle le garant ne pourra être poursuivi.
3. Caution simple vs Caution solidaire : Le piège à éviter
Il existe deux types de cautionnement, mais seul le second offre une réelle protection au bailleur :
- La caution simple : En cas d'impayé, le propriétaire doit engager des poursuites contre le locataire (mise en demeure, huissier). Ce n'est qu'en cas d'insolvabilité constatée du locataire qu'il peut se retourner contre le garant (bénéfice de discussion).
- La caution solidaire : Le bailleur peut réclamer la totalité de la dette directement au garant dès le premier jour de retard de loyer, sans avoir à poursuivre le locataire au préalable. C'est le modèle que nous vous recommandons d'utiliser systématiquement.
Pour en savoir plus sur les formalités d'établissement du bail, consultez notre bibliothèque de modèles de bail de location.
Bailleurs : Dites adieu aux dossiers physiques complexes
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