1. Qu'est-ce que le régime micro-foncier ?
Le régime micro-foncier est un régime fiscal simplifié destiné aux propriétaires bailleurs percevant des revenus issus de la location vide. Il a été conçu pour simplifier grandement les obligations déclaratives.
Son principe est simple : l'administration fiscale applique un abattement forfaitaire de 30 % sur les revenus bruts déclarés (loyers + charges locatives perçues). Seuls les 70 % restants sont alors soumis à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux (17,2 %). Cet abattement de 30 % est censé couvrir l'ensemble de vos charges (intérêts d'emprunt, travaux, taxe foncière, assurance habitation, et assurance loyers impayés Cautioneo).
2. Quelles sont les conditions d'éligibilité ?
Pour bénéficier de plein droit au régime micro-foncier, vous devez respecter deux conditions cumulatives :
4. Micro-foncier ou Régime Réel : Que choisir ?
Le régime micro-foncier s'applique automatiquement si vous remplissez les conditions. Néanmoins, vous pouvez opter *volontairement* pour le régime réel.
Gardez le Micro-Foncier si...
- Vos charges réelles (travaux, intérêts, assurances) représentent moins de 30% de vos loyers.
- Vous voulez une gestion administrative réduite à néant.
Passez au Régime Réel si...
- Vous avez fait de lourds travaux ou payez beaucoup d'intérêts bancaires.
- Vos charges totales sont supérieures à 30% des revenus.
3. Comment déclarer ses revenus en micro-foncier ?
La déclaration est extrêmement simple. Vous n'avez aucune liasse fiscale complexe à remplir, ni aucune facture de travaux à envoyer à l'administration fiscale.
Sur votre déclaration de revenus classique (Formulaire 2042), il vous suffit d'indiquer la totalité de vos recettes brutes foncières (loyers encaissés de janvier à décembre) dans la case 4BE.
Attention : C'est le centre des impôts qui calcule et applique automatiquement l'abattement de 30%. Ne calculez pas l'abattement vous-même avant de remplir la case 4BE !